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Nom du blog :
philippepoppe
Description du blog :
Equitation- Elevage de chevaux de sport Institutions
Catégorie :
Blog Sports
Date de création :
25.07.2007
Dernière mise à jour :
29.04.2008
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SECURITE DU CONCOURS COMPLET AUX USA

Posté le 29.04.2008 par philippepoppe
COMMUNIQUE DE L"US EVENTING ASSOCIATION" et de l'USEF ( Féderation US des Sports Equestres) APRES LA SERIE D'ACCIDENTS MORTELS DU DEBUT DE L'ANNEE EN CCE A RED HILLS ET LEXINGTON ( 2 cavaliers sérieusement blessés et 5 chevaux morts ou euthanasiés)

Joint Letter from David O'Connor and Kevin Baumgardner

Updated: April 29, 2008



Dear Members of the Equestrian Community,


This past weekend at the Rolex Kentucky Three-Day, Laine Ashker suffered a serious fall during the cross-country stage of the competition. She is currently in critical condition at the University of Kentucky hospital in Lexington. Laine's horse and another involved in a separate accident had to be euthanized.

These accidents come just a month after Darren Chiacchia, an Olympic rider, had a serious fall at an event in Tallahassee, Florida. They also come in the wake of a recent article in the New York Times about 15 rider fatalities in cross country that have occurred worldwide over the last two years.

These accidents have hit us hard in the sport of eventing – we are all riders who care deeply about the horses, their welfare and the image of the sport. For us, the issue is also a personal one.

This spate of accidents has raised important and potentially troubling questions for those of us who govern the sport: Why are so many riders and horses having accidents? Is there more that can be done to make cross country safer? Is the sport just too dangerous?

There is no question that eventing is a demanding and yes, risky sport. Riders cross undulating terrain at high speed and jump a series of challenging fences – all while atop a 1,000 pound horse. So there is a constant need for us to ensure that every precaution is being taken to reduce the risk of injury to riders and horses.

Although we have implemented several measures to improve safety over the last year, clearly more needs to be done. In the coming days and weeks, we will be redoubling our efforts to identify additional steps we can take to make sure that riders and horses can compete as safely as possible. We would like to ask your help in this effort - whether you're a rider, trainer, coach, veterinarian, or simply a horse enthusiast.

We invite each and every one of you to the USEF/USEA Safety Summit to be held in Lexington, KY June 7-8. We will break the issue of safety down and examine the causes and potential solutions with some of the best minds in the game. In the meantime, if you have immediate thoughts about how we can improve the safety of cross country, please email them to us at: safetythoughts@usef.org and/or safety@useventing.com.

Over the last few days, we have received emails from people who were at the Rolex event over the weekend and were disturbed by what they saw. They are asking hard questions of us and questioning whether they should continue to support the sport of eventing. To them and to you, we want to say that we too are disturbed by what we see. No matter how much we tell ourselves that injury is a part of our sport, it is always traumatizing to see a horse fall.

Therefore, we are working closely with FEI to do whatever we can to better protect riders and horses and to repair the public image of our sport. We are proposing today that within the U.S. the following five initiatives be put into effect:

1. If a horse has a rotational fall, horse and rider are suspended from competing for three or six months

2. If a horse has a rotational fall, horse and rider lose their qualification at the level at which they are competing.

3. If a rider falls off on the course they are eliminated.

4. Open oxers on courses at every level are made frangible.

5. If a horse falls related to a jump both horse and rider are suspended from competing for one month.

We don't have all the answers, we are deeply concerned about what is going on in the sport of eventing and we need your help.

Sincerely,

David O'Connor, USEF President
Kevin Baumgardner, USEA President


NB : En 2007 les USA ont comptablisés 46000 partants en CCE ( 2 fois plus qu'en France) sans aucun accident mortel à déplorer pour les cavaliers.

TROP FORTE POUSSEE DES CHEVAUX ETRANGERS EN FRANCE

Posté le 19.04.2008 par philippepoppe
Les derniers chiffres du SIRE , portant sur les inscriptions de chevaux de sport en France depuis 5 ans , donnent une très bonne mesure de la poussée des élevages étrangers sur le territoire national.
Ces inscriptions correspondent peu ou prou au volume des importations de chevaux destinés à la compétition équestre. Elles ont progressé en moyenne de 16.4% par an depuis 5 ans, passant de 788 chevaux en 2002 à 1670 , soit plus du double, en 2007.

Pour 2007, la Belgique et ses trois stud-books ( BWP, SBS, Z ) arrivent en tête avec 585 inscriptions au SIRE. Dans le détail le BWP totalise 351 chevaux contre 133 pour le SBS et 101 pour ZANGERSHEIDE. Ce jeune stud-book réalise la plus belle progression (36%) sur la période 2006-2007 , aux dépens de l’Allemagne qui marque le pas avec +2.2%. Tous terroirs confondus l’Allemagne arrive quand même en deuxième position avec 450 inscriptions : 114 Hannovriens, 102 Holsteiner , 94 Rhénaniens-Westphaliens, 81 Oldenburger.
Le KWPN ferme la marche de ces poids lourds avec 307 inscriptions..

Le total les inscriptions de chevaux de sport étrangers en 2007 représente plus de 20% du total des inscriptions de chevaux de sport ( SF ou Facteur de SF + étrangers), presque 22% des naissances de chevaux SF en 2006, et l’équivalent du nombre de poulinières SF des deux régions Pays de Loire et Centre Val de Loire !
En 2011 avec les chiffres de progression des 3 dernières années, les inscriptions de chevaux étrangers représenteront 27.6 %du total des chevaux de sport inscrits (hors anglo arabes et chevaux de selle non facteurs de SF)

L’apport de sang étranger a été nécessaire pour améliorer la facilité d’emploi , l’équilibre au galop et l’esthétique des bouts de devant. Cet apport avait été bien défini il y a quelques années par Mr BIDAULT, directeur du Haras de St Lô. Il devait se limiter à des étalons ayant obtenu des résultats sous la selle au niveau international , et à des étalons confirmés sur descendance .
Aujourd’hui n’importe quel étalon étranger de deux ans refusé dans son pays et « approuvé à l’exportation » peut saillir en France . Notre pays est en passe de devenir la poubelle des grands élevages européens avec des poupées barbies qui possèdent un look , un joli trot , un spectaculaire saut en liberté et un père à la mode.
Pour autant ces magnifiques sujets, qui ont parfois fait l’objet d’une préparation « spéciale » pour le jour de leur vente, ne présentent aucune garantie en ce qui concerne le saut sous la selle, la longévité, le respect, l’énergie et la bravoure. Leur génétique , quand elle existe, est difficile à décoder. Certains ne voient jamais un terrain de concours, d’autres s’effondrent l’année suivante lors des tests en station, ou atterrissent en France après avoir déçu la plupart des éleveurs d’autres pays européens . Mais un bon marketing, un père qui passe à la télé sous la selle d’un cavalier célèbre, et l’immense qualité de ne pas être français peuvent aujourd’hui suffire à attirer tous les suffrages des éleveurs.

Alors OUI le SF ne collait pas suffisamment au marché. OUI il fallait, à un moment donné, mais pour un temps très court, et plutôt par la voie femelle, un apport important des qualités qui lui faisaient défaut.
Mais qui connaît vraiment CONTENDER, qui n’est jamais sorti en compétition, qui vit isolé des autres étalons et qui ne sait pas reculer ? Avait-il du sang, de la force dans le dos, de la bascule, du courage ? Nul ne le sait mais tout le monde court après ses descendants, Haras Nationaux en tête.Qu'ont apporté VOLTAIRE et ses belles allures à l'élevage français?

Il est temps maintenant de retrouver raison. Il y a assez de sang étranger en France. La priorité est de bien observer ses apports, d’éliminer ce qui ne convient pas, de repérer les croisements viables et de ne pas diluer les « teintures mères » qui ont fait la force de notre élevage.

Philippe POPPE

















BILAN DES ACCIDENTS DU CONCOURS COMPLET EN 2007

Posté le 06.04.2008 par philippepoppe

LES AMATEURS EN PREMIERE LIGNE

Avec 11 accidents mortels chez les cavaliers, dont 4 lors de petites compétitions internationales et 7 dans des compétitions nationales, le concours complet d’équitation a connu en 2007 l’ année la plus sombre de son histoire récente. Il n’est aujourd'hui plus possible d’invoquer la série noire, la fatalité, ou une légitime recherche d ‘adrénaline. Ces accidents émergent d'un nombre total de panaches du cheval en nette augmentation depuis 2006 et ils ont concerné essentiellement des cavaliers amateurs dans des épreuves de niveau intermédiaire .

LES CHIFFRES ( source fei.ch / eventing / safety )

Les chiffres de la FEI portent sur l’ensemble des compétitions internationales organisées à travers le monde. Ils ne prennent pas en compte les épreuves nationales et notamment les 7 accidents mortels ( dont 3 pour la France) déplorés dans ces épreuves pour 2007.

Après un doublement entre 2002 et 2006, le nombre de partants dans les épreuves internationales a très légèrement régressé en 2007 , passant de 13660 à 13643, malgré une légère augmentation du nombre de concours.
80% des départs sont donnés à des cavaliers en majorité amateurs dans des épreuves de niveau * ou **, comparables aux épreuves nationales. Les niveaux *** et **** ne regroupent que 20% des partants et il s’adresse essentiellement à des professionnels, ou à des amateurs très éclairés, qui connaissent parfaitement les risques et s’y préparent avec leurs montures dans les meilleures conditions.

Le nombre total de chutes en épreuves internationales est en très légère baisse en 2007. Il se tient depuis 2 ans dans la fourchette de 1 chute tous les 16 ou 17 partants, toutes catégories confondues . Si on tombe plus souvent dans les **** ( 1 chute tous les 7 partants ), les conséquences sont moins graves que dans les épreuves de niveau * ou ** qui ont provoqué les 4 chutes mortelles de 2007, contre 2 en 2006.

[b]Le nombre d’accidents graves ou mortels sur l’ensemble des épreuves internationales est passé de 1 tous les 379 partants en 2006 à 1 tous les 303 partants en 2007.
Cette progression est due à l’augmentation du nombre de chutes avec panache du cheval qui représentaient , en 2007, 27% des chutes, contre 21% en 2006 et 19% en 2002.[/b]

LES EXPLICATIONS

Aucune fédération n'est véritablement en mesure d'expliquer cette poussée accidentogène de 2007 .
La Suède pense que le niveau technique des cavaliers à l'obstacle est insuffisant. Les USA avancent que les difficultés techniques sont trop importantes pour des amateurs et qu'il faudrait revenir à une conception plus ancienne des parcours de cross avec des obstacles isolés abordés plus rapidement. Certains cavaliers internationaux déclarent que l'importance de plus en plus grande accordée au dressage nuit à la prise d'initiative des chevaux sur l'obstacle .On pourrait y ajouter les problèmes de formation des cavaliers et de leurs entraîneurs, le mélange des amateurs et des professionnels dans une même compétition, le nouveau format des compétitions qui induit la présence croissante de chevaux plus lourds et moins réactifs ; sans oublier les protections du rachis pour les cavaliers qui sont loin de faire l'unanimité.
La réponse la plus certaine est une incapacité de plus en plus grande des couples amateurs à résoudre les difficultés techniques qui leur sont proposées sur le cross.


LES SOLUTIONS

Il est difficile, au niveau des règlements internationaux, d’agir efficacement et immédiatement sur le système de formation des enseignants et des cavaliers
Il n’est même pas certain que cette réforme soit dans l’air du temps car la plupart des nations équestres ne disposent ni d’entraîneurs reconnus par l’état ni d’ examens qualifiants pour les cavaliers. L’exemple de la France, qui se retrouve en tête des accidents mortels survenus en CCE, malgré une forte réglementation des examens et des formations , ne plaide pas dans ce sens.
La SUEDE vient cependant d’imposer aux cavaliers et aux chevaux de concours complet des résultats en CSO sur une hauteur supérieure de 10 cms avant d’entamer une saison de CCE. Elle confirme ainsi les doutes largement répandus sur la maîtrise des fondamentaux du saut d’obstacle par beaucoup de cavaliers amateurs de CCE .

L’axe de réflexion prioritaire de la FEI reste toutefois une modification dans la construction des obstacles, permettant de diminuer les risques de panache du cheval qui constituent la première cause d’accidents graves . Cette orientation avait été chaudement recommandée en 2000 par la commission Hartington. Elle n’avait pas été suivie d’effet. D’autres mesures, plus simples et moins coûteuses, avaient permis, dans le même temps, de réduire de moitié le nombre d’accidents graves par rapport au nombre de partants .
Aujourd’hui ces mesures ne suffisent plus. Faute de pouvoir agir efficacement sur l'ensemble des autres facteurs d'accidents la mise en place d'obstacles de cross cédant à l'impact s’impose à tous. La commission de sécurité du CCE à la FEI tient toutefois à préserver la spécificité des obstacles de cross : fixes, imposants, peu colorés, et bien intégrés dans la nature ; et ce principe semble pour l’heure non négociable.

C’est dans cet esprit que les Pays-Bas ont mis au point, en 4 ans, un type d’obstacle cassable, en carton rigide imitation bois. Imposé depuis 2001 dans toutes les compétitions nationales , ce nouvel obstacle a permis de n’avoir aucun accident mortel à déplorer sur le cross depuis cette date . Il convient toutefois de ramener ce résultat aux 5000 départs que donne chaque année ce pays dans la discipline du concours complet ( 4 fois moins qu’en France).
La Grande Bretagne et les Etats-Unis ont mis au point, dans leurs compétitions nationales, un système d’obstacle fragile nommé « frangible pin », qui semble donner de bons résultats et qui aurait fait l’objet d’expertises scientifiques satisfaisantes. La commission de sécurité de la FEI vient de demander la validation du procédé dans les compétitions internationales pour 2009 . L' US EVENTING ASSOCIATION vient de demander à sa fédération nationale une mise en place systématique de cette technologie dans toutes les compétitions américaines et sur tous les obstacles qui le permettent..
La France n’a développé, quant à elle, aucune recherche dans ce sens si ce n’est l’obstacle de sécurité proposé à titre individuel par l’ancien cavalier international de Concours Complet Pascal MORVILLERS. Le matériel a été testé avec succès mais son concepteur n’a pas vraiment été suivi par la FFE qui ne l’a même pas intégré dans sa commission de sécurité. Il semblerait pourtant que son expérimentation sur quelques concours officiels soit aujourd’hui envisagée.

Il y a fort à parier que l’intelligence humaine sera capable de résoudre prochainement le problème des obstacles "anti-panache", tout de même plus simple que la conquête de l’espace. La FEI finira par approuver également un type de construction qui sera alors immédiatement breveté et qui s’imposera dans toutes les organisations internationales et nationales. Il sera en effet juridiquement impossible pour un organisateur de ne pas disposer du matériel le plus approprié pour la sécurité des cavaliers au même titre qu’il est aujourd’hui impossible d’organiser un concours de saut d’obstacles sans fiches de sécurité sur le deuxième plan des oxers . Si ce matériel homologué est de conception étrangère le coût sera encore plus lourd pour les organisateurs. Il risque d’entraîner la disparition de nombreux concours incapables d’en assumer la charge financière et de fragiliser davantage une discipline dont le nombre de compétiteurs internationaux a cessé de progresser en 2007 sans jamais dépasser les 10% de pratiquants d’un sport équestre dans le monde.

xx

Pour l'heure, des milliers de couples ont pris le départ sur des parcours de cross, et aucune mesure significative ne permet de penser que les panaches seront moins nombreux que l'an dernier ...avec toutes leurs conséquences! L'année 2008 a déjà fort mal commencé avec les chutes fatales de Shannon BLOOMFIELD( 12 ans),en Angleterre, de Franz GRAF en Autriche, de Karen RODGERS en Irlande, l'état critique dans lequel se trouve le cavalier américain Daren CHIACCHIA, et la mort de cinq chevaux aux USA dont 4 à Red Hills et Lexington. Presque tous sont tombés à l'issue d'un panache sur un obstacle fixe.
Il ne reste plus qu'à espérer une prise de conscience de tous les acteurs de la discipline pour que des cavaliers mieux entraînés par des moniteurs mieux informés et mieux formés, puissent s'épanouir sur des pistes encore mieux construites en limitant les prises de risque inconsidérées. En tout cas le sujet n'est plus tabou et c'est une bonne chose. En 2002 il y avait dans les compétitions internationales un accident grave ou mortel tous les 183 partants et personne n'en parlait!

Philippe POPPE


EVENTING FATAL ACCIDENTS : AVIS DES PROS DU CCE

Posté le 04.04.2008 par philippepoppe
WHAT CAN WE DO TO PREVENT ANY MORE FATAL ACCIDENTS?

Bruce Davidson:

Bruce Davidson has probably ridden more championship courses over more years than anyone in the sport. Twice a world champion, Bruce takes an historical view of the present problem:

"I think ever since its beginnings, the sport has been extremely conscious of safety, and being as protective of horse and rider as possible. Courses are much more horse friendly and built in a better way than they ever have been before. Horses are better educated, and better trained than they have been in the past. But it is a sport that requires speed and taking some chances. We've gone many many years without any incidents and it seems we have these incidents coming one behind the other. There will be a committee that looks into it, and comes up with the best answer possible as far as keeping the sport as far as possible. We used never to wear body protectors, our crash hats are much better than they used to be, all of that is improving... but when you play any game at the top of the line..."

Do you think the new scoring system is putting too much pressure on riders to go fast across country?

"I'm not really qualified to answer that. For the first time in many years I haven't ridden so many international events. I think the scoring system still needs to be worked out."

What about the suggestion that the top rails need to be cut into sections that would fall apart on impact?

"I think that would make it more dangerous myself. I don't like that idea. I think that the solid, in its own way, makes it safer. There have been just as many incidents where the horse has stopped and chested a fence, and the rider has fallen on the back side. If the log fell down, it would be just as fatal as the horse."

"I think each incident is being investigated, and I'm sure that if there is an answer to make it safer, that course will be taken."

Jim Wright:
Jim Wright, New Zealand chairman of selectors, a master of foxhounds, and someone who is deeply shocked and troubled by the recent deaths. Do you see anything we can do?

"I don't know. I can't see a common denominator in any of the accidents as they have been reported to me. I think the situation should be studied, but I don't know if the sport has any more time, that's what worries me. The sport is running out of time, and has to been seen to be looking after itself. I'm not saying the sport is not looking after itself, but that might be how the sport is perceived by the public."

You ended up on the committee of investigation at Burghley...

"It's a tragic scene to be involved in. You don't go from New Zealand to England, and expect to finish up on one of those committees. It was a compliment to myself, and a compliment to our country, to be asked to be on the committee. Especially when the other members were Wayne Roycroft and David O'Connor, because we hadn't been involved in such a committee before."

"It was bad enough the accident that I was at, but to have another one the following week, I just don't know what to do about it. It is a problem everywhere when someone gets on a horse. The accident I was involved in, with Simon Long, was exactly the same as one that occurred on our own hunting field. I'm master of hounds, two days before Atlanta, the horse cart-wheeled over the jump, the lady is still alive, her horse landed on her waist down, Simon Long's was waist up, but it was an identical slow motion spill. You couldn't blame time - it was one of those things that happens when you jump horses. I've done exactly the same thing as those riders, kicked a horse in at the last minute with the cane on him to make him jump. It's a real problem but I don't know what we can do."

Wayne Roycroft:
Wayne Roycroft is a former international competitor, current Australian coach, and a member of the FEI eventing committee, and a deep and insightful thinker about the sport.

What is the international eventing community going to do about the current string of fatal accidents?

"There has already been a committee set up by the British Horse Trials, with the FEI, and people like Jackie Stewart are going to be on that committee - really knowledgeable people from other sports are going to be involved, to turn the whole thing over, shake it, and see what drops out, it there a way we can radically change the sport to make it safer. Do we have to leave the sport as it is - can we do that and keep it acceptably safe. I do not accept the attitude 'oh well it's a dangerous sport', sure it is dangerous, but it is not acceptable when someone gets killed. Basically all the people who have come onto this new committee are saying 'no, we don't have to accept it, we don't accept injuries to horses, and riders, albeit that the sport has dangers - life has dangers. We need to look at what we can do to keep the sport exciting - and not so dangerous."

"I think the British system of running all their one day events at impossible times and at 600 metres a minute, is wrong. You don't make the time at British events, and that as a culture is wrong. To win an event over there you have to take more risks than the rider who comes second to you, because you have to go absolutely flat out cross country. Perhaps it is significant that most of the accidents have occurred in England. That's only one aspect, and in their defence, in England they have a huge number of riders competing on a three day a week basis. They have changed their times immediately - it is now back to 570 a minute."

"There are obviously individual fences to be looked at. In Simon Long's case, Mike Tucker and I decided immediately that you should never have an easy out on a right angle to a face you were jumping fast. You should take away the opportunity for someone to slide sideways and take the easy option. That is something we can do right now."

"We have to look at the idea of rails that disintegrate. If you take away the barrier that flips a horse over then it has got to be safer. Some people feel that if you make the fences completely safe, then you don't encourage safe riding, you encourage more dangerous riding. Apart from being a very physical thing, there is also a very psychological thing, the respect that a rider pays to a given fence. Sometimes the so-called toughest fence on the course rides the best because all the riders give it 100%, whereas something deemed a little softer, riders may take a risk at, if take a risk is the right word - but we've all done it, always, there are times we have taken those risks. Sure, knockdown, softer, takeaway rails on the top of a fence should be looked at, but one of the things the committee is concerned about is that everyone goes off and does their own safety thing, and it is not reported, and we don't know about it."

"I'm going to the meeting at Boekelo and I'm sure a lot will come out of that."

What about the influence of the new scoring system?

"I had a meeting with the top riders at Burghley, I wanted to talk to them face-to-face because they don't agree with the new scoring system. I still believe the new scoring system is fine and I don't believe that it has had any influence on the accidents, but in saying that I also accept that if the top riders in the world don't have confidence in the system, then as FEI eventing councillors, we have to be guided by that. The day any board or organising committee can't take notice of the people at the coal-face, the real experts at the time, then they are there for the wrong reasons."

I realise that this probably doesn't impact on the accidents, but if there is a review underway, is it time to look again at the length of roads and tracks, and the steeple?

"Of course that will happen. I was a little surprised at Burghley, they gave an extra two minutes in the ten minute box, but left the 30 seconds on the steeple. I would have thought it would be better to knock the 30 seconds off the steeple from four minutes thirty to four minutes and left the box as it is. My feeling is that the chase is still an integral part of the sport - it's the phase that does demand a certain galloping ability, otherwise you could end up with hunters doing the course... and maybe that's what we need, hunters, and that might be the way the sport is going to evolve, but as a traditionalist in the sport, my attitude is that the steeplechase is part of the test, to see if the horse can gallop at speed over fences that are designed to be jumped at speed. It is not as if we are asking them to jump vertical rails, but the horse has to have a good gallop to be able to achieve his 690 metres a minute over four minutes. Maybe for the lower grades we bring it down to 350, but it is a part of the warmup to the cross country. You talk to a lot of riders who say at One Day events they have a terrible problem, the horses are very hot - but at Three Day Events, where they have the steeple and the roads and tracks, the horses are better prepared to do the cross country afterwards. I disagree with an exhausting roads and tracks or an exhausting steeple, but it is just part of the traditional test, but if you want to go right back, it could be the charge of the military."

Vaughn Jefferis:
Vaughn Jefferis - World Champion in 1994 and still one of the top competitors in the world today.

"I hope we go back to the old scoring system. Clearly the speed is killing these people. Some of them have been unlucky, but one or two have been trying to go too fast, and they are just not skilled enough to do it - the sooner we get back to the old scoring system the better.

Michael Creber:
Michael Creber, a former Advanced level event rider, and now course builder at Adelaide**** and Spray Farm CIC.

"The British have been through this situation before, back in 93 when there were five riders killed in three months. They just had the same awful run. The problem is that there is no commonality that I can determine between the recent spate of fatal accidents. Some involve bounces, some involve oxers, some involve going too slow, some involve missing an oxer very badly and probably travelling very fast. But for God's sake, the bad news is that I'm still here, and I've missed a huge oxer so badly and done that fatal fall where the horse turns over and comes down upside down with you. He just happened to land beside me and roll the other way instead of rolling my way. It is not something that is new in the sport. It is a risk that has always been there."

You don't think that the new scoring system puts a lot more pressure on the middle order competitors to make time or fade right down the placings?

"If you look at the tragic fatalities, there is no commonality. All but two of them occurred under British national rules, which are the old scoring rules. There have certainly been some people in the CCI and CIC series who have been travelling crazy fast, not many, but it is certainly part of it, and in those cases, it has been the horses who paid the price. The human fatalities have probably eclipsed the fact that horses have been trashed. The attrition in horses at Saumur, the first time the new rules came out, was substantial, and that is as unacceptable as the human lives lost."

"The good course designers have been doing their best to avoid accidents for years. The idea of taking risks with people's lives, you honestly can't name me anyone who would do it at the top end of the sport."

But I can make the suggestion that even at the top end of the sport, some designers have seemingly been measuring their courses in a way that they can't be ridden?

"There are differences in terrain and riders have to take that into account - that's what being a horseman and an adult is all about. Courses have to be measured on the tightest rideable line, but it has to be a rideable line. It also depends on the level of demand on the fences. If you are building two star tracks, sensible two stars in a nice environment, you are going to get numerous horses coming in within the time, which changes the balance of the competition - if you are building a genuine four star, then you hope that very few people come in within the time, otherwise your competition lacks validity."

Will you do anything different at Adelaide this year as a result of the recent fatalities?

"The way we finish the course, we are going to be awfully safety conscious. Adelaide is an ongoing development - in developing this year's course I've been conscious of how last year's fences behaved, and I tried to come up with a challenge that is progressively more horse friendly, without compromising the test. We have used an enormous amount of huge timber, we've changed the profile of the fences that relate to the water so that horses will slide over them rather than glance over them, an enormous amount has gone into finish but I still can't get away from the reality of the event."

"We are going to consider the possibility of demolishable fences that requires a lot of philosophical deliberation on the part of the sport, and a great deal of research. At the moment, if a horse takes out an oxer made of 250 mm timber that falls about, in the way that would precipitate a tragic fall, then I am not sure it still would not precipitate a tragic fall, because I've got 400 kilogram lumps of timber flying through the air with the horse, and the horse is probably still going to come down - in a different way - and these lumps of timber may make it an equally dangerous situation. It is not something we should rush into."

"If we are going to devise fences that disintegrate on major impact, then we have to devise a standard as to when this happens. Once we've worked out how to stop the pieces of timber flying through the air, we have to work out at what point the jump breaks - and then do you eliminate the horse that breaks the fence? It's a definite consideration but it is going to take a while to come up with workable answers."

Lucinda Green:
Lucinda Green, World Champion, Olympic gold medallist, current British selector, and much-sought-after media commentator:

"I think if it has done nothing else, it is making us have an incredibly deep look at ourselves. Quite a few of us have been saying over the last few years, 'how much further can we push horses in the technical questions we ask them cross country'. None of these deaths are attributable to the courses, none of them are directly attributable to anything, that's what has been so incredibly difficult - to try and find a common denominator."

"The only thing I can do is stand back and try and take a much wider view of the whole thing. At one end we've got the very best riders, and they are incredibly good these days, being tested by some really serious questions. At the other end we've got the riders struggling around trying to be good enough to run round the bottom level, and in the middle somewhere there, the extreme questions from the top filter down - because you have to practice them somewhere. I just wonder if because of these extreme questions, and because everyone is so jolly good at answering them now, even in the levels on the way up, that the emphasis has gone onto the dressage. Riders have learnt how to do the cross country at each level - not all of them, but some of them, they are therefore studying the dressage more deeply - rather more deeply than I think anyone studies the cross country - creating a situation for themselves where their horses are so push button and disciplined from their dressage training, that they are lacking a certain element of thinking for themselves, a certain element of survival which is one of the horse's strongest instincts, because they have become so so obedient. They have had to become obedient for two reasons. Partly because the cross country demands such a high level of technical achievement, and partly because the riders are concentrating rather more than the balance requires on the dressage. I remember Jack Le Goff saying to me that if you took a horse above Medium level, into Prix St Georges, then they lost their talent across country - I think I understand that because a great deal of my horses' brilliance across country was that they did think for themselves. I did what I had to do as a rider, and they did what they had to do to survive it."

"I suspect our sport has got to a peak of asking such technical questions in the cross country and the dressage - I'm not quite sure where showjumping fits in right now - what we are taking away from them some of their natural ability to be brilliant. No horse wants to fall."

"You can't apply this thinking specifically to any of the tragedies we have had, but it is an underlying problem that we are developing, which may or may not be something to do with the tragedies we've had."

There are people who believe that the new scoring system is placing too much emphasis on going fast across country?

"I'd be as guilty as any of wanting that, because I am as keen as any to get the balance away from the dressage a little more - for the reasons I've outlined, not because I couldn't do it. I think there is a real danger in too much emphasis on the dressage, and I'm not sure it doesn't apply to the showjumping as well. You get your small tier of top riders that won't take a horse's 'self thought' away from him, they ride in such a way that the whole thing looks wonderful and the horse is able to think for himself, but you get a large number of the next grade down who have a horse they can dominate and damn well dominate it - and that's where the danger comes in because there are not many really good riders in our sport, unfortunately they get syphoned off to other sports."

What about the synthetic poles that shatter on impact?

"I think it's something that everyone is very keen to look into, but for what you save on the swings, I bet you lose on the roundabouts. Take Blyth Tait's fall at Burghley, the horse ricocheted off Blyth's leg and off the fence, if that fence had collapsed when the horse came full pelt into it, he would have pinned Blyth to the floor underneath him. The collapsible cardboard fence has some obvious attractions, although I think Simon Long would still have died at Burghley, I don't think it would have mattered, but it does become an engineering question. Let's face it we are in a lot of trouble because we've tried to make the sport so much safer than it used to be. We've got a lot of fences now that forgive rider errors that never did in my day, we've got a level of rider that is not as skilled as they were. Not at the top level, they are higher skilled, but the general level."

So should the qualifications be tougher before you are allowed to compete at that elite level?

"You'll always let some through won't you? The tougher you make the qualifications, the easier it is to leave out the horses and riders that should be there. They are slowly making the qualifications tougher, and they should go on slowly making them tougher, and that is probably one of the things that will come out of the current investigation, but it's not the only answer. Just as I don't believe the only answer is to make the fences easier - then you will swing the balance back to the dressage, and get back to the horses that can be dominated, and you are not going to improve the problem. The problem is that a lot of people don't know how to ride across country. The natural resources aren't there any more. Our sport grew in this country from hunting where you had plenty of practice across country. Now there are very few people who hunt, and very few hunts that actually go across country, they tend to run around barbed wire fences - unless you are from New Zealand you open gates rather than jump wire. The countryside has diminished so it is a little bit more difficult to practice that skill naturally. You have to go to a manufactured course, and you really only go to make sure your horse knows how to jump a ditch, or water or banks... You don't really go to teach yourself the art and skill of cross country riding. You do that in cross country, then who is there to teach you - no-one is necessarily watching except your owner, or friend or whatever. You've got no way of really learning both the science and the art of cross country. We used to have a way of learning with Lady Hugh Russell, but we don't have that since she retired. If you think about the amount of time and money that is spent on dressage and showjumping lessons - they don't spend that money on cross country training. I think that is a problem, we used to have a lot of it in my day - actually training cross country. It may sound silly to say that, but I think it is being ignored because it is difficult to teach, and difficult to learn. Cross country is the most dangerous element of the three phases, and we've been majoring away on the two phases that are easier to learn, in that you can do it in the field in front of you, and possibly at the same time as you are majoring in dressage and showjumping, you are taking away a vital ingredient that the cross country requires."







GENETIQUE DES GRANDS PRIX CSO ***** EN 2007

Posté le 28.02.2008 par philippepoppe


Classement des étalons et des lignées les mieux représentées dans les 35 plus gros Grands Prix du monde en 2007.
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CHAMPIONNAT DE HOLLANDE DES JEUNES CHEVAUX A ERMELO

Posté le 17.01.2008 par philippepoppe
Cadre boisé , terrains en herbe sur un excellent sol naturel, parkings accessibles et ambiance bon enfant : ERMELO rassemble dans une étroite cohabitation les jeunes espoirs néerlandais du dressage et de l’obstacle en plein milieu du mois d’Août. Ne cherchez pas, à cette date incongrue, une grand messe du sport hippique ou l’aboutissement incontournable des efforts de toute une filière. Les spectateurs étrangers sont peu nombreux, les coûts de participation et les dotations peu élevés et les résultats n’engagent pas plus l’avenir qu’ils ne le compromettent. Oui il y a une vie en Hollande après la finale des jeunes chevaux et Ermelo constitue seulement une étape, un concours de plus dans un parcours qui repose sur deux dogmes inébranlables : le pragmatisme et la satisfaction permanente des attentes du marché mondial du cheval de sport.

En CSO le championnat des 4 ans regroupait 268 chevaux qui avaient en moyenne effectué 6 parcours lors des trois derniers mois dans des épreuves tous publics ne dépassant pas 1.10mt.de hauteur. Deux sans- faute suffisaient pour se qualifier à ERMELO mais, sur place, les deux épreuves étaient jugées au regard du style du cheval, de sa facilité d’utilisation, et des fautes sur le parcours. La finale regroupait une cinquantaine de chevaux. Guidam y était l’étalon le plus représenté avec 4 finalistes ; à égalité avec Marlon , un fils de l’anglo- arabe Zeus. Dans les souches maternelles les filles de Voltaire et de Burggraf, plus apprécié comme grand–père que comme père, étaient les plus nombreuses.

Chez les 5 ans, 209 inscrits au premier jour étaient départagés uniquement sur les fautes aux obstacles et au temps du barrage pour la finale qui regroupait 47 partants. L’étalon Numero Uno, un KWPN 100% holsteiner dans ses origines ( Libero x Lord Calando x Farnese X Landgraf ), et imprégné du sang de Ladykiller à trois reprises, était le mieux représenté avec 6 finalistes . Il est suivi par Indoctro avec 4 produits.
Le cheval le plus impressionnant était Verdi, par Quidam de Revel x Landgraf x Calypso 2 x Ramsés x Anblick. Il est issu de l’ excellente lignée holsteiner no 474 a qui a produit entre autres Calato, le père de Coster, et Cavalier Royal, un des meilleurs pères de grands performers au monde. Verdi est un grand Quidam ( 1.72 mt), un peu plat, avec des jarrets un peu serrés mais solides, un beau bout de devant et une qualité de saut hors du commun . Respectueux avec une bonne technique devant , beaucoup de force et de bascule dans le dos, un galop très ample et bien engagé il manque encore de rassembler et il se déplace dans un équilibre plutôt horizontal avec une bouche pas toujours disponible. Son papier comporte 55% de pur sang ou de sang anglo-arabe mais on lui confierait volontiers des juments avec du sang.

Chez les 6 ans 25 chevaux sur 113 engagés au départ se retrouvaient en finale avec une génétique assez diversifiée. Le titre revient à une petite jument d’exception : Uceline par Celano ( Capitol x Lord) X Koriander x Voltaire.

Sur l’ensemble des 3 finales les sangs de Quidam de Revel et de Landgraf à travers Guidam et Libero semblent les plus appréciés du coté des pères de gagnants alors que Voltaire, Nimmerdor et à un degré moindre Burggraf , sont les plus présents dans les lignées maternelles. Le sang français en première ou deuxième génération n’est présent que chez moins d’un quart des finalistes .


En dressage, les championnats des jeunes chevaux étaient tout proches des terrains de CSO avec un public aussi nombreux et passionné. La particularité résidait dans un recours à 3 cavaliers professionnels, étrangers à la compétition, pour départager sous la selle les trois meilleurs mâles et les trois meilleures femelles des 4 et 5 ans en faisant part publiquement de leurs impressions.

A de rares exceptions près les lignées permettant de produire des chevaux de dressage sont complètement distinctes des lignées destinées au saut d’obstacle. Ferro , Flemmingh et leurs fils ( Negro, Rhodium, Rousseau, Krack C) sont les plus présents devant Gribaldi, Jazz, et les fils des allemands Florestan, Rubinstein, Donnerhall.


L’impression générale est celle d’un élevage plus léger , plus chic , plus dans le sang que l’élevage français avec surtout un meilleur engagement au galop et une construction des chevaux « en montant « qui donne plus d’équilibre. Force du dos et bascule ne sont cependant pas toujours présents, sinon à travers les représentants de l’élevage français ( Guidam, Quidam, Sable Rose), qui reste sûrement le meilleur réservoir du monde pour ces deux qualités.
La recherche de la performance au plus haut niveau est moins le souci que la vente de beaux chevaux, faciles d’emploi et suffisamment performants pour une clientèle d’amateur. Papillon Rouge, meilleur étalon du monde pour la production de chevaux de haut niveau n’a jamais intéressé le KWPN, qui juge ses produits trop difficiles d’emploi . Son seul fils étalon aux Pays Bas : Hors la Loi, avec une mère par Joyau d’Or et la célèbre Bourrée, a été castré en 2004, faute de facilité d’emploi de ses produits, après 6 ans d’utilisation.

La géographie de la Hollande a déterminé son histoire et celle de son élevage . Comme pour les races bovines la rareté des terres, leur coût élevé et le nombre important des éleveurs, ont débouché sur un élevage davantage tourné sur la sélection et sur la qualité que sur la quantité. En l’absence presque totale d’aide de l’état, toutes les actions d’élevage ont une obligation permanente de résultat.
Cette obligation a donné naturellement le pouvoir aux étaloniers les plus compétents : MM NIJHOF et LAGEWEG, qui maîtrisent plus de la moitié des saillies effectuées dans le pays. En rachetant aux éleveurs leurs meilleurs produits dès l’âge de 6 mois, en sélectionnant plus tôt les jeunes reproducteurs adaptés au marché et en créant de grandes plate-formes commerciales dans les pays étrangers les plus riches, ces deux professionnels constituent le fer de lance de la réussite du plus jeune élevage d’Europe de l’Ouest. Une autre explication du succès commercial actuel des chevaux hollandais réside vraisemblablement dans la production de plus en plus importante de chevaux de dressage ( 40% des naissances en 2007), en parallèle avec la production de chevaux d’obstacle. Cette politique permet de mieux valoriser l’ ensemble de la production avec des cavaliers professionnels mieux formés pour le travail sur le plat. Elle permet également de satisfaire les aspirations équestres de chaque famille de cavaliers en fournissant des chevaux mais aussi des poneys clefs en main pour les trois disciplines olympiques et pour le hunter, ce dans une gamme très étendue de qualité et de prix.

La France fait naître chaque année autant de chevaux de sport que la Hollande, mais dans la seule discipline du CSO. Elle dispose de souches très performantes et d’un savoir faire qui se vérifie depuis toujours dans les plus importants rendez vous internationaux . L’étendue du territoire se prête cependant mal à des actions centralisées qui engendrent des coûts de déplacement de plus en plus prohibitifs et des blocages culturels non négligeables . L’avenir tricolore est donc entre les mains de fortes organisations régionales qui garantiront une meilleure mutualisation des moyens de production les plus coûteux et une politique commerciale plus efficace. Au niveau fédéral une action forte pour promouvoir le dressage qui reste la discipline de base pour toute valorisation des chevaux de sport semble également s’imposer . Elle permettra de mettre en place un corps de cavaliers professionnels et de juges qui motiveront les éleveurs pour se diriger vers cette discipline, élargir leur culture et ouvrir de nouveaux débouchés à leur production.

Philippe POPPE

ISO 140 : UN NOUVEAU CRITERE D'EVALUATION POUR LES ETALONS

Posté le 10.01.2008 par philippepoppe
Les étalons sont souvent appréciés au regard de leurs performances les plus médiatiques, de la renommée de leurs produits les plus en vue, ou des gains totaux de leur production . Ces critères favorisent les étalons performers ou ceux qui produisent beaucoup depuis plusieurs années .
Cette approche passe sous silence les produits un peu moins qualiteux souvent élevés à perte, qui représentent au moins les trois quarts de la production dans le meilleur des cas . Elle consacre prématurément des chefs de race vite encensés par une presse toujours avide de vedettes et de contes de fées. Elle passe surtout sous silence des étalons qui saillissent peu mais bien , avec un cheptel de juments souvent plus réduit et plus médiocre.
Or le site des Haras Nationaux donne une bonne mesure de la capacité des étalons à satisfaire économiquement le plus grand nombre d’éleveurs. Il permet également de pointer les étoiles filantes qui mettent en avant deux ou trois produits phares tout en mécontentant les espoirs et le porte-monnaie de la presque totalité des autres éleveurs qui leur ont fait confiance.

On peut estimer à 140 la valeur de L’ISO qui donne satisfaction à tous les acteurs de la chaîne de production du cheval de sport. Cet indice est raisonnablement et régulièrement envisageable dans un élevage structuré qui s’entoure de compétences normales et il relèvera de moins en moins de la chance et du hasard. C’est aussi à partir de 140 que les indices génétiques publiés sur les catalogues de vente figurent en caractères gras, marquant ainsi la frontière entre les résultats sérieux et les performances anecdotiques.

L’examen des étalons les plus connus, et des performances d’ un minimum significatif de 100 de leurs produits adultes, remet en cause certains à priori ou phénomènes de mode.

Faut-il y voir une conséquence des méthodes d’insémination artificielle ? Les 3 meilleurs étalons de l’histoire récente du cheval de sport français sont des étalons qui ont sailli exclusivement en semence fraîche.
La tête du classement revient en effet à Night and Day , Jalisco , Uriel et Laudanum qui peuvent se flatter d’avoir entre 21% et 20 % de leur produits âgés d’ au moins 6 ans , titulaires d’un ISO supérieur ou égal à 140.Quidam de Revel suit avec 16.3%, puis Double Espoir avec 15.1%. La surprise vient évidemment de Night and Day qui malgré une production très faible et beaucoup de réserves sur le caractère, voire la santé, qu'il transmettait, réussit le meilleur pourcentage avec 37 produits indicés à 140 et plus sur 172 immatriculations soit 21.5 %.

Pas de surprise par contre dans la suite du classement si ce n’est celle des inattendus Rivage du Poncel (14.54%) et Allegreto ( 14.17%), qui raviraient presque la vedette aux médiatiques « chefs de race » Almé (14.4%), Grand Veneur (13.8%), Galoubet (12.86 %), Papillon Rouge (12.77%), Quito de Baussy( 11.8%), mais aussi Rantzau (11.3%) dont pratiquement aucune fille ne figure à ce niveau d’indice !

Un peu plus loin arrivent des étalons qui ont beaucoup sailli : Le Tot - Paladin (10.5%) , Diamant de Semilly (10.2%), Noren( 9.72%), Rosire (9.66%), Quickstar (9%), Apache (8.6%), Quiniou (8.5%), Le Prince de Thurin (8.11%), Palestro (7.67%), Narcos (7.91%), Starter (7.56%), Cabdula du Tillard (7.45%), Elf III (7.41%), Arpège (6.23%), Pamphile (6.2%), Rox de la Touche (5.98%), Nidor(5.86%) Qredo (5.6%), Voltaire (5.57%).

Beaucoup de questions se posent enfin sur une série d’étalons très utilisés ou très médiatisés malgré des scores très bas : Dollar du Mûrier (5.18%), Royal Feu (5.14%)Oberon du Moulin (4.82%), I Love You (4.7%), Elf d'Or (4%), Flipper d’elle (3.96%), Elan de la Cour (3.75%), Valespoir Malabry ( 2.6%), Echogène Latour (2.67%), Hand in Glove (2.23%), Fergar Mail (1.92%), Alligator Fontaine (1.86%), Fétiche du Pas (1.24%), ou des étalons anglos- arabes nourris sur fonds publics dont le meilleur, Quatar du Plape, culmine à 4.64% !

Ce classement gagnerait à être conforté par l’étude de la valeur génétique moyenne des cheptels confiés à chaque étalon. Il est plus facile en effet de bien produire avec un lot de juments gagnantes en compétition internationale qu’avec un lot de juments réformées des courses. Il convient aussi de tenir compte de l’effet de mode qui consiste à mettre parfois n’importe quelle jument à un étalon célèbre et coûteux sous prétexte que les poulains se vendront plus facilement à la naissance. Il en résulte souvent des produits décevants qui viennent gonfler le flot des chevaux mal vendus et qui tirent les statistiques vers le bas.

Ces chiffres ne sont pas un critère unique d’appréciation. Ils devraient cependant inciter à la prudence les éleveurs qui souhaitent vivre un peu mieux de leur travail en limitant la prise de risques au moment des croisements. Ils incitent aussi à réserver l’attribution du titre de chef de race à des étalons qui donnent satisfaction à la plus large proportion possible des éleveurs qui les ont utilisés.
Enfin des jeunes étalons comme Baloubet du Rouet (13.6%), Bonhomme II (10.9%), Calvaro (16.6% ) , ne disposent pas encore d’un nombre suffisant de descendants adultes pour être comparés à leurs prédécesseurs , mais ils établissent des scores pour l’heure prometteurs.

Philippe POPPE

ETALONS : FAITES LE BON CHOIX

Posté le 05.12.2007 par philippepoppe
Janvier sonne l’ouverture de la quête du gendre idéal et l’activité est intense pour présenter aux futures promises l’ objet de tous les rêves …de leurs éleveurs ! Catalogues sur papier glacé, débauche de superlatifs : les fils de.., combinant les sangs précieux de.., grands gagnants en épreuves internationales (y compris les épreuves à 1.30mt dans les CSI*) ; prolifèrent. On se demande comment de telles merveilles peuvent, 4 ans plus tard, assumer la paternité de chevaux qui se vendent en grande majorité en-dessous de leur coût de production !
Certes les juments ne sont pas assez sélectionnées, mais la situation est loin d’être claire du côté des étalons. Aucune information ne filtre sur leur caractère et leur facilité d’emploi, pourtant partie intégrante du patrimoine génétique transmissible à leur descendance. Il devient grand temps d’introduire un peu de pragmatisme dans la réalisation des croisements

Ecarter les reproducteurs inadaptés au marché

Au regard du marché actuel, la facilité d’emploi et le modèle sont aussi importants que l’aptitude à l’obstacle et ces critères doivent s’appliquer avec la même rigueur pour les juments et pour les étalons. Ainsi une tête lourde en ganaches, inexpressive ; une encolure trop courte, grêle, mal attachée ; un rein ou des jarrets faibles, une conformation en descendant; peuvent être considérés comme rédhibitoires. Au niveau des allures, l’équilibre au galop constitue le critère le plus important. Il résulte d’un bon engagement des postérieurs sous la masse, conforté par un garrot plus haut que la croupe.

Tester les juments comme les étalons, sous la selle et à l’obstacle, dès 3 ans

Il est possible sans risque pour la santé, d’évaluer en début d’année de 3 ans, et après deux mois de travail, le caractère, la facilité d’emploi et l’aptitude à l’obstacle sous la selle d’un étalon ou d’une jument. Dans le Holstein, Caretino et Contender ont obtenus, à 3 ans, des notes presque maximum ( 144 et 146 / 150) à l’obstacle, en liberté et sous la selle. Faciles d’emploi et presque parfaits au modèle, ainsi que dans leur locomotion, ils ont servi un maximum de juments sans avoir particulièrement brillé sur les terrains de concours pour Caretino, et sans jamais y être entré pour Contender, s’offrant même le luxe de produire quelques pointures internationales ( Montender, Checkmate, Caridor…). Le testage à 3ans des étalons et des juments peut donc avantageusement remplacer la coûteuse mise en compétition des seuls étalons et leur possibilité de saillir des juments dont la seule qualité connue se résume souvent à l’existence de deux ovaires !


Privilégier les étalons aux lignées maternelles régulièrement performantes

Le choix des étalons étant vaste, l’observation de leur lignée maternelle doit également rentrer en ligne de compte. La régularité de production, par les mères, de chevaux performants sur plusieurs générations augmente les certitudes de la transmission de ces performances. Cette évidence comporte aussi quelques exceptions comme Guidam, issu de famille maternelle roturière et peu performante, mais père de 2 des 20 meilleurs chevaux du dernier championnat du monde

Les yeux dans les yeux : allez les voir !

Le regard exprime très souvent le caractère et il constitue un facteur important du choix d’un cheval. Son appréciation est intuitive et l’analyse est difficile, mais une bonne poulinière comme un bon étalon doivent « crever l’écran » et interrompre les conversations dès leur entrée en piste. Les filles de Cor de la Bryère émergent souvent d’un troupeau par un regard , un port de tête, et une manière de se déplacer qui les distinguent de tous leurs congénères . Aucune photo ne remplace ces impressions de l’œil.




Le feeling a toujours le premier et le dernier mot en matière de croisement. Il gagne cependant à être complété par une analyse détaillée de tous les paramètres qui permettent de réduire l’incertitude d’une alchimie de caractères parfois contradictoires, comme le respect et la franchise, le sang et le contrôle, l’équilibre et la vitesse. C’est le dosage subtil de chacun de ces ingrédients qui fait le génie des grands éleveurs, capables de produire chaque année un sujet d’exception à partir de souches différentes et de croisements réfléchis pendant plusieurs mois.
C’est pourquoi il appartient aux associations d’éleveurs de mettre en place des moyens de tester, avant leur mise à la reproduction, tous les mâles et toutes les femelles âgés de 3 ans, sous la selle et à l’obstacle. Les deux mois nécessaires à une évaluation de la plupart des qualités requises par la marché, représenteraient un coût minime au regard des frais d’une année de compétition ou d’un croisement à l’aveuglette .

Ph. POPPE



ETALONS : DES IDEES POUR 2008

Posté le 05.12.2007 par philippepoppe
Nous vous proposons dans cette rubrique nos coups de cœur pour quelques étalons disponibles en France en 2008 et appartenant presque tous aux deux seuls studs- books spécialisés dans la production de chevaux de CSO : Le SF et le Holstein. Il nous apparaît plus risqué de nous introduire dans des studs-books comme l’Irlande, pour l’heure moins performant, ou comme le Hanovre et la Westphalie, qui mélangent parfois des souches de dressage et des souches d’obstacle, pour produire des chevaux spectaculaires qui se vendent vite avec peu de travail.
Les étalons ont été choisis au regard de leurs performances, de la longévité de leur carrière sportive, et surtout au regard des qualités majeures qu’ils transmettent à la plupart de leurs descendants.
Les remarques qui suivent sont des impressions personnelles, confortées par des échanges avec les cavaliers et les éleveurs, et par l’observation des produits sur tous les terrains de concours.

Sigles utilisés : Q1 = qualités dominantes , Q2 = autres qualités,
D = Défauts parfois transmis
J = Juments recommandées
ISO 140 : pourcentage des produits de 6 ans et plus ayant un ISO supérieur ou égal à 140 (source HN 2007)


LES CONFIRMES SUR DESCENDANCE

QUIDAM DE REVEL : Jalisco x Nankin

Q : 1 Aptitude à la compétition de saut d’obstacle de haut niveau
2 Style parfait, force et souplesse du dos, engagement des postérieurs au galop, longévité
D : Jarrets légers, trot étriqué, garrot plus bas que la croupe
J : Grandes , souples faites en montant avec un bon balancier, une bonne locomotion des rayons et des jarrets forts ( filles de Landgraf – Lord).
ISO 140 : 16.37 %

OHIO VAN DE PADENBORRE : Quidam de revel x Fleuri du manoir

Q : 1 Force et bascule du dos
2 Descendance à haut niveau, bravoure, longévité , facilité d'emploi, fertilité.
D : Robe commune
J : Réactives , dans le sang, de gabarit moyen

ALLEGRETO : Jalisco x Uriel

Q : 1 Style à l’obstacle, force, bascule du dos
2 Locomotion, équilibre, énergie, respect
D : Hypersensible
J : De gabarit moyen, sereines, distinguées et dans le sang, sans trop de blanc
ISO 140 : 14.17 %


CORRADO 1 : Cor de la Bryère x Capitol

Q : 1 Génétique exceptionnelle et profonde, bascule du dos
2 Modèle parfait, très belle expression, équilibre et amplitude du galop
D : Trot ordinaire, bouche parfois difficile , dos long un peu faible malgré une bonne bascule
J : Taille moyenne avec du sang, de bons tissus, une bonne bouche, un dos court, fort et tendu.

INDOCTRO 1 : Capitol x Caletto 2

Q : 1 Modèle et locomotion parfaits
2 Style à l’obstacle, équilibre
D : Caractère parfois ombrageux, léger manque de force, souche maternelle un peu courte.
J : De taille moyenne avec de la force, du sang et un caractère agréable.


BALOUBET DU ROUET : Galoubet x Starter

Q : 1 Sang
2 Respect, Souplesse, Action au galop, frappe
D : Encolure mal orientée, un peu plat
J : Taille moyenne, épaisse avec une belle encolure, forte et bien orientée, un dos court et fort et accessoirementune bonne locomotion au trot.
ISO 140 : 13.6%


QUITO DE BAUSSY : Jalisco x Prince du Cy

Q : 1 Incroyable bravoure ( champion du monde à 8 ans !)
2 Souplesse, force dans le dos, équilibre et amplitude au galop
D : Jarrets un peu faibles pour une masse importante
J : Grandes juments élégantes et dans le sang, pas trop lourdes avec de bons jarrets ( filles de Muguet du Manoir).
ISO 140 : 11.8%


II LES ESPOIRS


DOLLAR DE LA PIERRE

Q : 1 Aptitude au CSO
2 : Equilibre au galop, intelligence ,respect, force et bascule du dos, belle ligne du dessus.
D : Un peu sur l'oeil, modèle sport, léger dans ses membres
J : juments pas trop petites avec de la taille et de l'os
ISO 140 : 11.76 %


BERLIN : Cassini 1 x Caretino

Q : 1 Force, trajectoire
2 Caractère, locomotion
D : Un peu lent dans dans son geste de devant, manque un peu de sang
J : Taille moyenne, distinguées , avec du sang et de la frappe.

MISTER BLUE : Couperus x Oldenbourg

Q : 1 Courage, Respect
2 Solidité, force, très bonne souche maternelle
D : Dos fort et un peu raide manquant parfois de bascule
J : De taille moyenne, distinguées, avec un long bout de devant et une bonne bascule du dos à l’obstacle ( filles de Cor de la Bryère ou de Caletto 2 ).

CONTENDRO 1 : Contender x Reichsgraf

Q : 1 Mental et polyvalence CSO- Dressage
2 Modèle et locomotion, souche maternelle très profonde et qualiteuse, produits très beaux avec 3 bonnes allures.
D : Jamais sorti en compétition ( comme son père) , s’ouvre un peu dans son galop.
J : Taille moyenne avec du sang, un dos fort , tendu, avec de la bascule, et de l’équilibre au galop.

BONHOMME II: Risketou x Diabolo

Q: 1 Force dans le dos et bascule
2 Sang
D : Ganaches un peu fortes et bouche parfois difficile
J : Taille moyenne avec un dos long et une bonne bouche
ISO 140 : 10.9%


N’hésitez pas à nous contacter pour tout conseil de croisement.

Ph. POPPE



JEUNES CHAMPIONS ET RETRAITES PRECOCES

Posté le 05.12.2007 par philippepoppe
Le dernier classement WBFSH des chevaux de CSO met en lumière la génération des « I » : Ideo du Thot, Ideal de la Loge, Indigo, Itot du Château, Ilostra Dark, Icare du Manet .Ces 5 chevaux français, qui figurent dans les 100 meilleurs chevaux du monde par leurs gains depuis Octobre 2006, permettent de penser que 11 ans constitue l’âge idéal de la performance de haut niveau qui résulte d’une d’expérience suffisante et d’une condition physique encore intacte.

Le point commun de tous ces chevaux, aujourd’hui au sommet de l’élite mondiale sur des obstacles de 1.60 mt, est d’avoir rarement fait partie de l'élite nationale pendant leur jeunesse, en particulier à l’occasion des finales des épreuves du cycle classique à Fontainebleau. Seuls Ilostra Dark et Idéal de la Loge y ont figuré à une seule reprise , à 5 ou 6 ans.
Une occasion de se pencher sur la carrière des chevaux de 4-5-6 ans, classés « élite » de leur génération entre 1997 et 2002, et de voir ce qu’il reste, à 11 ans, des espoirs dont ils étaient porteurs .

Les données issues des sites « ffecompet » et « sja.it » prennent en compte les résultats nationaux et internationaux. Ils ne tiennent compte ni des résultats obtenus à l’étranger dans des compétitions non- internationales, ni des chevaux qui auraient changé de nom, en nombre peu significatif compte- tenu de la faiblesse de nos exportations.

Dans l’impossibilité de connaître les raisons de mise à la reproduction de certaines juments, seuls les mâles et les hongres sont pris en considération.


Les 4 ans « élite » de 1997 à 2000

A l’âge de 11 ans , 26 chevaux sur 48, soit 54%, étaient retirés de la compétition. Le phénomène s’amplifie lors des deux dernières années avec 19 chevaux retirés sur 29, soit 65%. Seuls 6 chevaux sur ces 48, soit 12.5%, ont obtenu, à 11 ans, au moins un classement sur un parcours à 1.50 mt . Ils pouvaient donc être considérés comme faisant encore partie, à l’ âge mur, de l’élite de leur génération.
Ces rescapés du haut niveau à la fois précoces et performants dans la durée ont pour nom Funny Quartz ( par Quartz du Valon), Falco des Sources ( par Umour du Fenaud), Gracieux Ardent ( par Qouglof Rouge), Gin Tonic Star ( par jalisco), Hugo Gesmeray ( par Rosire), et Hastings ( par Laudanum).

Les 5 ans « élite » de 1997 à 2001

A l’âge de 11 ans, 13 chevaux sur 30 , soit 37%, étaient retirés de la compétition et seulement 3 d’entre eux , soit 10%, se sont classés à cet âge sur un parcours à 1.50 mt.. Il s’agit de Elfe de Peux (par Le Prince de Thurin), Gatsby Vandrin (par Baloubet du Rouet), Hermès des Bruyères ( par Galoubet)


Les 6 ans « élite » de 1997 à 2002

A l’âge de 11 ans , 5 chevaux sur 32 , soit 16%,étaient retirés de la compétition mais 9, soit 28%, étaient encore capables de se classer sur un parcours de 1.50 mt . Ce sont Donald du Bréau (par Narcos), Eburovic Grand Pré ( par Quidam de Revel), Frimousset (par Muguet du Manoir), Hélios de la Cour (par Papillon Rouge), Hooligan du Rosyl (par In chala A), Mozart des Hayettes (par Papillon Rouge), Idéal de Prissey ( par Le tot de Semilly), Idéal de la Loge (par Dollar du Murier), Iscariote ( par Calypso d’Herbiers).

Les tendances de 2003-2004

46 chevaux mâles et hongres, « élite » à 4-5-6 ans , âgés de 8 à 10 ans en 2007,semblent confirmer les tendances observées les années précédentes.
Sur des parcours à 1.50 mt., seuls se sont classés en 2007 : Lexington d’Auzoux ( par Brandy de la Cour), L’Amour du Bois (par Rosire), Jericho de la Vie ( par Bolid de la Pierre) ; soit 6.5 % de l’effectif .
14 chevaux sur 46 , soit 30% sont déjà retirés des circuits de compétition.

Nous avons demandé à Xavier LEREDDE son avis sur cette disparition de nos jeunes élites au moment où l’on attend qu’elles confirment leur potentiel au plus haut niveau ?

«Le circuit SHF est un formidable outil de formation et de développement de notre sport : qualité des terrains, du matériel, de l’organisation.
Cependant un grand point négatif subsiste depuis de nombreuses années déjà : la confusion entre formation et sélection.
La qualification pour Fontainebleau par un nombre trop important de sans faute ou de gains est, à mon sens, une hérésie.
Lorsque j’ai débuté ma carrière avec les jeunes chevaux, il y a 30 ans environ, il fallait, avec un cheval de 4 ans, 4 ou 5 sans faute. Il en faut aujourd’hui le double, voire plus.

Il en va de même pour les 5 et 6 ans.
L’idée de la qualification pour Fontainebleau induit un grand stress chez les propriétaires et les cavaliers.
Aujourd’hui avec la technicité demandée, un cheval n’est mature qu’à l’âge de 10 ou 11 ans.
Il y a quelques années, il n’était pas rare de voir un cheval de 7 ans pouvoir courir les grandes épreuves. Aujourd’hui, c’est difficilement imaginable. (Par ex : Val de l’Oir, JO Munich 1972, à l’âge de 7 ans ; j’ai moi-même couru le championnat de France 1ère catégorie avec Gazelle d’Elle au même âge)
Pour qu’un cheval puisse encore donner le meilleur de lui-même à 15, 16, 17 ans ou plus, il faut pouvoir l’emmener jusque-là sain de corps et d’esprit. On devrait prendre exemple sur les Whitaker qui ont emmené plusieurs fois des chevaux de 19 ou 20 ans au top niveau.
Pour ma part, il y a longtemps que je l’ai compris.
Sauf cas très particulier d’un étalon que je veux présenter à l’approbation, je ne participe plus aux finales de Fontainebleau avec mes jeunes chevaux.
Voici l’exemple des trois grands cracks que nous avons fait naître :
PAPILLON ROUGE : FINALISTE À 5 ANS
ROCHET ROUGE : AUCUNE FINALE
FLÈCHE ROUGE : FINALISTE À 6 ANS.

Étant propriétaire de tous mes chevaux, c’est un luxe que je peux me permettre. Je ne vis que du commerce et mon intérêt est d’offrir à mes clients des chevaux qui feront la carrière la plus longue possible et non pas des chevaux qui auront usé tout leur potentiel pendant leurs jeunes années.

Mon père m’a toujours enseigné qu’un cheval a un certain nombre de sauts à faire dans sa vie. Tous les sauts en trop qu’il aura effectué pendant ses jeunes années seront des sauts en moins lorsqu’il sera à maturité. »

Philippe POPPE


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