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philippepoppe
Description du blog :
Equitation- Elevage de chevaux de sport Institutions
Catégorie :
Blog Sports
Date de création :
25.07.2007
Dernière mise à jour :
04.06.2008
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COMMENT BIEN ACHETER UN CHEVAL DE CSO

COMMENT BIEN ACHETER UN CHEVAL DE CSO

Posté le 20.10.2007 par philippepoppe



Un cheval coûte cher : Cher à produire, à acheter , à entraîner, et à soigner . Cette réalité est incontournable et les économies sur un des postes de dépense engendrent souvent des coûts supplémentaires sur les autres postes. Ce principe vaut davantage pour les chevaux de CSO, car, malgré une production nationale pléthorique , la demande en bons et beaux chevaux, faciles d’emploi pour des amateurs, est largement supérieure à l’offre, ce qui rend la quête de la monture idéale longue, fastidieuse et coûteuse .
Compte- tenu de l’investissement initial et des coûts d’entretien qui l’ accompagnent, toute erreur sur le choix d’ un cheval devient vite un préjudice financier important, parfois un contentieux interminable, et , plus grave encore, une atteinte majeure à sa passion. De quoi donc réfléchir longtemps avant toute décision.


QUEL CHEVAL POUR QUEL CAVALIER(E) ET POUR QUEL USAGE ?

La première question à se poser est le moment à partir duquel l’achat d’un cheval devient nécessaire.

L’acquisition d’un cheval « clés en main » pour une cavalière qui ne sort pas en compétition au niveau amateur 4 est prématuré. Les clubs disposent généralement de la cavalerie nécessaire pour effectuer les débuts en compétition de 5ème catégorie et exaucer les premiers rêves des parents à Lamotte-Beuvron. Quand bien même ces rêves ne seraient-ils pas suffisamment exaucés, le CSO est un sport à maturation lente, comme le rappelait récemment un responsable fédéral, et, chez les chevaux comme chez les cavaliers, les succès trop précoces n’engagent en rien les carrières les plus brillantes et les plus longues. Le premier cheval ne s’impose donc pas tant que sa cavalière n’est pas capable de contrôler la vitesse , la direction , et l’équilibre des chevaux du club, et de terminer en leur compagnie la plupart de ses parcours de 5eme catégorie sans incident.

Quand ce niveau est atteint, il est important de mettre en relation les objectifs fixés et les moyens disponibles pour les réaliser : niveau de compétition envisagé, objectifs professionnels liés à l’équitation, budget disponible pour l’achat, pour l’entretien et pour la compétition. Le profil du cheval recherché sera alors fixé au terme de cette réflexion qui devra également intégrer les caractéristiques de la cavalière : taille, force, poids, tempérament ; pour que le couple cavalier-cheval fonctionne dans l’harmonie et dans la complémentarité des caractères. Ainsi devront être évités les unions entre un cheval angoissé et une cavalière impatiente, ou brouillonne dans ses actions ; entre un cheval mal équilibré et une cavalière de 25 kgs et , à l’opposé, entre une grande cavalière et un cheval plat avec une petite encolure.


COMBIEN CA COUTE ?

Le Cheval

Les prix ne font pas l’objet d’une grande publicité. D’une part les amateurs n’achètent pas en règle générale un nombre de chevaux suffisant pour connaître les dernières tendances du marché. D’autre part les vendeurs se divisent entre éleveurs, qui vendent rarement plus d’un cheval par an, et marchands dont le premier réflexe est souvent de demander « de quel budget disposez- vous », avant de vous présenter un cheval qui correspondra toujours à la somme maximum que vous comptiez y consacrer.

On peut quand même avancer quelques coûts, hors région parisienne, qui reflètent les grandes tendances du marché actuel.

Le cheval prêt à effectuer une compétition d’1.10 maximum au profit des cavaliers de 5eme et 4eme catégorie , se vend entre et 7500 et 10000 euros . Le cheval d’amateur 3 , capable de sauter des épreuves de 1.25 mt se négocie entre 12 et 15000 euros. Les chevaux de pro2 pour des parcours à 1.35 mt se situent entre 22000 et 40000 euros. Pour les pro 1 et les grands prix nationaux à 1.45mt la fourchette varie entre 50000 et 100000 euros. Les internationaux varient entre 150 000 euros pour un cheval plafonné à 1.50mt et 4 000000 d’euros pour un crack international capable de gagner des CSI ***** à 1.60 mt de haut.

Beaucoup de facteurs viennent ensuite moduler ces prix de base.

L’âge entraîne après 10 ans une décote d’autant plus grande que la majorité des chevaux français ont atteint leur indice de performance maximum à 9 ans. Compter environ 15% de baisse chaque année au-delà de 10 ans .
La beauté et la facilité d’emploi, tout comme un modèle commun ou une difficulté d’utilisation ( pas d’équilibre au galop, mauvais jarrets, tempérament trop chaud), changent également la donne . Pour la même qualité et les mêmes résultats en compétition un beau cheval bai brun, très facile d’emploi se vendra 25 % plus cher qu’un « jaune avec des pattes blanches », chaud et compliqué .
Les tares ou défauts apparents peuvent également influer sur le prix. Un cheval qui harpe d’un postérieur peut constituer un excellent compétiteur sans aucune gêne pour sauter, mais l’esthétique souffre au quotidien et sa valeur peut diminuer de 30 à 40 %. D’autres défauts portent moins à conséquence. Le fait de tiquer à l’air, constitue un vice rédhibitoire au terme de la loi mais, dans les faits, il constitue un défaut mineur sans incidence sur la santé ou sur la performance du cheval. Les déformations aux membres suite à des coups ou à des accidents de pré ne sont pas très conséquents si la blessure est ancienne , si elle n’évolue plus et si elle n’occasionne ni gêne ni sensibilité.

L es commissions

Elles existent dans tous les pays du monde et la France n’y échappe pas. D’un montant admis de 10%, elles continuent de choquer à la fois l’éleveur et le cavalier, car elles représentent beaucoup d’argent gagné en peu de temps, souvent sans réel travail, mise en œuvre de compétences, ou prise de risque. La moins mauvaise solution est de les réserver au professionnel (entraîneur ou cavalier), dont il faut impérativement vous faire accompagner avant tout achat définitif, et d’en informer le vendeur, ce qui évitera parfois les « doublons ».


OU ET AVEC QUI TROUVER LA PERLE RARE

Il est indispensable de se faire accompagner dans l’achat d’un cheval par la personne qui aura en charge son entraînement .
En dehors des ventes de 3 ans qui concernent davantage des cavaliers expérimentés disposant de leurs propres installations, le meilleur interlocuteur reste le marchand ou le cavalier professionnel qui disposent d’un stock et d’un réseau de connaissances important. ainsi que de la capacité d’échange en cas d’insatisfaction, contrairement à la plupart des éleveurs.
Le classement SHF / L’Eperon des 100 meilleurs cavaliers de jeunes chevaux du Cycle Classique vous permet de trouver dans toute la France des écuries d’ environ 15 chevaux de 4-5-6 ans dont la majorité est à vendre . Certes le prix est plus élevé que le prix d’un trois ans juste débourré, mais le risque d’erreur est beaucoup plus faible avec un cheval confirmé essayable sur un parcours.
Pour une cavalière amateur, le vrai plaisir doit rester de vaincre les difficultés et les hauteurs des parcours et non pas de risquer sa santé dans un débourrage hasardeux , un embarquement laborieux , ou de passer trois quarts d’heure à essayer de mettre son cheval sur la main avant de sauter une barre à terre.
Le cheval de 10 ans et plus constitue également une possibilité intéressante en raison de son coût inférieur mais sa longévité sportive dépasse rarement 15 ans .


L’ HEURE DU CHOIX

Une fois trouvée la perle rare , vient le moment capital de l’essai. C’est à vous qu’il convient de fixer les modalités de l’essai, en respectant les us et coutumes de l’exercice. Dites exactement votre niveau d’équitation, votre objectif avec votre futur cheval, et le contexte dans lequel il sera logé et entraîné. Ne donnez pas le budget que vous souhaitez y consacrer . Aucun autre commerce ne fixe le prix des biens qu’il propose à la vente en fonction du compte en banque de ses clients, ou de la cylindrée de leur véhicule. Demandez à voir les chevaux au box pour éviter de vous faire présenter ceux qui ne vous plaisent déjà pas au premier coup d’œil . Ils ne vous plairont pas plus après, surtout s’ils n’ont pas les résultats escomptés en compétition.. Si un cheval attire votre attention au box demandez-en le prix « net acheteur » avant toute autre démarche.

Observez ensuite le cheval au sortir du box, à l’arrêt pour une idée d’ensemble du modèle : dans le sang , lourd , commun, construit en montant, ce qui pré suppose plus d’équilibre et s’accompagne souvent d’un dos un peu moins fort ; ou en descendant, ce qui indique un équilibre plus difficile avec un dos souvent plus fort.
Le cheval sous lui de devant avec des antérieurs en arrière de la verticale peut s’ouvrir davantage dans son galop et s’y rassembler moins facilement.
Le cheval campé avec des jarrets loin derrière la masse aura également tendance à s’ouvrir dans son galop avec un engagement et un équilibre plus difficiles.
L’observation de face permet de mesurer la largeur de poitrail, source d’inconfort, tant pour un petit cavalier s’il est trop large que pour un grand cavalier s’il est trop étroit.
L’observation de derrière donne de bonnes informations sur le fonctionnement des jarrets, pièce maîtresse servant à la fois à la propulsion et au soutien de la masse corporelle. Des jarrets serrés sous la masse avec des pieds panards ne constituent pas un défaut important
Ecartés de la masse avec des pieds cagneux, ils témoignent par contre souvent d’un manque de force et de propulsion et ils prédisposent à une usure plus rapide des surfaces articulaires.

Ces observations ne doivent cependant pas remplacer les impressions sous la selle. Le cheval sera idéalement monté aux 3 allures et à l’obstacle par son cavalier habituel , puis par son futur propriétaire, en essayant la gamme des exercices incontournables sur le plat : mise sur la main aux 3 allures, épaule en dedans aux trois allures , alternance au galop de foulées courtes et de foulées longues sur 3 barres au sol espacées de 15.50 mt ( 4 et 4 ; 5 et 5 ; 5 et 4 ; 4 et 5)
A l’obstacle faites simple sans chercher à tromper le cheval et ne dépassez pas 1.10 mt de hauteur sur les droits comme sur les oxers. Terminez par un saut sur une largeur plus importante , (1.30mt-140mt), pour vérifier la couverture du cheval ; sans oublier une combinaison , un oxer sur bidet et une petite rivière qui font aussi parti des savoir-faire indispensables en compétition. Ne donnez pas suite à un essai qui se passe mal : cheval qui refuse ou fait tomber plus d’une fois un obstacle, cheval au contrôle difficile, qui charge à l’abord d’un saut ou qui se sauve à sa réception, cheval qui vous semble bizarre ou inconfortable. Même si on vous met en avant ses performances avec d’ autres cavaliers vous n’achetez pas un cheval pour les autres mais pour vous, et pour vous faire plaisir.

Si le cheval vous plaît, confirmez vos impressions et le rapport qualité prix en observant son palmarés sur internet ( ffe.com /ffe compet / chevaux/ engagements-résultats). Demandez des explications sur les années sans compétitions. Méfiez vous des chevaux ayant changé souvent de propriétaire, des chevaux dont les derniers résultats sont à la baisse, ou des chevaux « élite » qui ont effectué tous leurs parcours à 4ans sans toucher une barre…Ils sont souvent très chers et usés dans leur mental ou dans leur physique.


VISITE , GARANTIES ET CONTRATS

L’idéal est de conclure la vente après l’essai sous réserve de visite vétérinaire satisfaisante, qu’il est raisonnable d’effectuer systématiquement pour un achat supérieur à 5000 euros. Evitez de choisir si possible votre vétérinaire habituel, parfois trop pessimiste, ou celui du vendeur, souvent trop optimiste. Un spécialiste de la locomotion et des boiteries situé à mi-chemin entre vos écuries et celles du vendeur constitue une solution acceptable pour tous.

Avant d’effectuer les radios, toujours coûteuses, demandez un examen général ( cœur, yeux, poumons), puis le test du surfaix pour déceler certaines pathologies dorsales, puis les tests de locomotion en main sur le dur au pas et au trot, en ligne droite et sur un cercle de 8-10mt de diamètre ; pour détecter les problèmes articulaires , puis sur terrain mou en cercle aux 3 allures pour les problèmes tendineux. Le test de la planche qui comprime les articulations basses pour reproduire les contraintes des réceptions de saut est généralement significatif, ainsi qu’une réaction du sabot à la pince qui comprime la zone naviculaire.

En cas de doute, ou en cas de présence de mollettes et de vessigons importants, les radios sont nécessaires pour déterminer la gravité des lésions et leur évolution future. Certaines productions excessives de liquide synovial résultent d’ une mise au travail un peu rapide d’un organisme en pleine croissance. Elles sont peu significatives et régressent par la suite. Les mêmes symptômes peuvent cependant résulter de fragments de cartilage ou d’os qui se promènent dans l’articulation suite à un traumatisme, ou suite à une maladie dégénérative des cartilages (OCD). Le pronostic est à ce moment beaucoup plus réservé et les coûts d’opération pour enlever un fragment dans l’articulation sont très élevés ( 1500 euros en moyenne). La prudence s’impose même si les chevaux opérés peuvent avoir une carrière normale par la suite . En tout état de cause, c’est au vendeur d’assumer les frais de l’opération avant de vous proposer à nouveau le cheval à la vente après un nouvel essai.

La prise de décision définitive doit être laissée au vétérinaire, qui engage sa responsabilité, car il connaît le prix du cheval et l’usage qui en est attendu.. La vente peut alors être conclue sous réserve de vices rédhibitoires non signalés, de vices cachés non visibles au moment de la vente, ou d’incapacité du cheval à rendre le service pour lequel il a été vendu. Rentre, entre autres, dans ce champ, le cheval qui ne supporte pas le voyage dans un van, qui refuse de sauter l’eau dès ses premières compétitions, ou qui se met à boiter, sans que cette boiterie puisse être la conséquence d’un traumatisme ou d’une affection postérieurs à la vente.

Les usages veulent que le livret d’identification soit remis en échange du chèque pour le paiement du cheval et que les frais de visite vétérinaire restent à la charge de l’acheteur même si la visite entraîne une annulation de la vente. La carte de propriété est en principe remise à l’acquéreur dès que son chèque est encaissé.


ET SI CELA SE PASSE MAL !

Malgré un renforcement de la jurisprudence en faveur des acheteurs la plupart des transactions entre des professionnels reconnus et des acheteurs qui savent ce qu’ils veulent, (et sont prêts à en payer le prix), se réalise actuellement sans contrat avec de plus en plus souvent la possibilité d’échange en cas d’insatisfaction.
L’action en justice, les avocats, expertises et contre-expertises sont très onéreux, pour une issue lointaine, souvent incertaine, parfois sans rapport avec l’équité. Préférez toujours une solution à l’amiable par le biais de l’intermédiaire que vous avez rémunéré ou, à défaut, la médiation par l’intermédiaire du GHN, ( Tel : 0254830944).


CONCLUSION

La meilleure garantie pour bien acheter votre cheval réside dans un exposé clair de vos objectifs et dans l’intervention à vos cotés du professionnel du cheval et de l’enseignement qui suivra la progression du couple. Le saut d’obstacle est un sport complexe, fragile, et exaltant, et il est souhaitable de s’y engager d’emblée avec un cheval performant dès le premier essai. Toute autre politique se résume souvent à de fausses économies , de lourds frais vétérinaires , et des combats inutiles qui diffèrent progrès et plaisirs.

Philippe POPPE



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contre expertise
Posté par Petit Faucheux le 23.03.2008
Ayant vendu! un cheval qui a passé la visite loin de chez moi, visite négative, j'ai laissé l'acheteur faire son prix et il a gardé le cheval. Je lui ai demandé de me faire parvenir les radios, le prevenant que je lui donnerais la carte de propriété du cheval aprés avoir fait visionner les radios par mon véto. celui ci dans le doute les a faites parvenir au prof Denoix. Le commentaire de ce VETO et pas des moidre est que le cheval ne présente pas de risque de boiteries à long terme. C'est un cheval de niveau minimum B2 B1 de 3ans.Mais l'expertise a prix du temps, un petit mois et entre temps, l'acheteur a revendu le cheval. Ne voulant pas aller au procés, je sais trop le prix et le coté aléatoire de la chose, que me reste il comme moyen de rentrer pour tout ou parti dans mes fonds?


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