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Nom du blog :
philippepoppe
Description du blog :
Equitation- Elevage de chevaux de sport Institutions
Catégorie :
Blog Sports
Date de création :
25.07.2007
Dernière mise à jour :
17.07.2011

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L'HISTOIRE FRANCAISE DE COR DE LA BRYERE

L'HISTOIRE FRANCAISE DE COR DE LA BRYERE

Publié le 11/08/2007 à 12:00 par philippepoppe
C’est au marché aux oignons du Mans que commence la légende de Cor de la Bryere, consacré aujourd’hui comme le plus grand dénominateur commun de l’élite mondiale du saut d’obstacle.
Moniteur du club hippique du Mans , Mr Maheu y repéra au milieu des années soixante une immense jument baie de plus d’1.70 mt, très carrossière, et qui, fait rare à l’époque, possédait des papiers « avec Furioso dedans ». L’affaire fut faite pour environ 1500 Francs et la jument fut aussitôt revendue à un habitué du club , Mr Roger Jarossay, pour un prix sensiblement équivalent. Sitôt achetée, sitôt essayée, Quenotte se retrouve rapidement sur son premier parcours et elle termine sa carrière de compétition sur le numéro deux , une stère de bois qu’elle transforma en banquette au grand désarroi de son cavalier qui décide d’en rester là et accepte sans regret de la céder à Mme Thérèse Essayan, exploitante agricole sur les terres de la Bryere à Yvré le Polin près du Mans.
Elevant essentiellement des bovins, Mme Essayan s’ était mise sur le tard à rentrer quelques chevaux qu’elle sélectionnait toujours avec beaucoup de feeling et une certaine réussite. Sans céder à la tentation d’ aller aux étalons HN de la station la plus proche, elle embarque à grand peine l’immense jument dans le van 1 place 1 essieu, qui constituait déjà un investissement significatif à cette époque, et prend le long et sinueux chemin de Saint - Lô pour utiliser les services de Rantzau, au sommet d’une gloire très confidentielle avec un record de 18 juments saillies en 1967 . L’étalon qui avait peine à saillir plus de 7 juments par an pendant ses 8 premières années de monte était cependant apprécié par un cercle très restreint de connaisseurs pour le chic et la qualité sportive de ses produits avec des juments lourdes.
Cor de la Bryere vit ainsi le jour au printemps 1968. C’était, aux dires de Daniel Thomas, cavalier bien connu dans la région et gendre de Mme Essayan, un très beau poulain avec de la taille , des points de force , un galop à bascule très équilibré et beaucoup de personnalité. Pensant déjà en faire un étalon Mme Essayan présenta le poulain au directeur du haras du Lion d’Angers , Mr Chevalier Du Fau, qui le recommanda aussitôt à Alfred Lefèvre. L’affaire fut faite par le célèbre étalonnier au profit de Xavier Ribard qui signa un chèque de 5500 fr avec redevance ultérieure de 10% si le cheval était vendu comme étalon.
Demandant régulièrement des nouvelles de Cor de la Bryere, Daniel Thomas fut informé de sa mort, suite à des coliques, à 2 ans, puis de sa castration en Allemagne à 3 ans avant de lire dans la presse spécialisée le fabuleux destin du fils de Rantzau outre-Rhin. Au final le cheval fut vendu, aux dires de l’Unic, pour 8000fr en Allemagne et Mme Essayan finit par toucher la redevance convenue sous forme d’une saillie de l’étalon Urtois…

Quenotte, la mère de Cor de la Bryere, était d’une taille hors du commun pour l’époque et elle provenait du mélange courant à l’époque de pur sang ( Furioso) et de sang lourd. Bien que sa mère Vestale du Bois Margot fut au départ d’une excellente lignée, cette qualité était inconnue à l’époque et ce n’est pas le comportement sous la selle de Quenotte qui aurait permis de la supposer. Daniel Thomas, qui eut l’occasion de monter épisodiquement la jument entre deux saillies la décrit comme une jument raide , assez énergique, avec des membres forts , un dos très long mais bien attaché, et des postérieurs venant difficilement sous la masse. Peu douée naturellement à l’obstacle, sautant plus en longueur qu’en hauteur, Quenotte ne laisse pas à son entourage le souvenir d’une intelligence fulgurante même si aucune mauvaise volonté ne pouvait lui être reprochée. Vide après son premier poulain elle fut vendue à plusieurs reprises ne laissant derrière elle que 5 descendants dont Friday, un fils de Night and Day indicé à 141, les autres n’ayant pas beaucoup brillé par leurs performances ou celles de leurs production.

Les 12 produits SF de Cor de la Bryere enregistrés au SIRE, dont 5 indicés au maximum à 126 et un étalon HN, Vulcain d’Helby ; ne retiennent pas plus l’attention tout comme ses filles allemandes, importées par quelques éleveurs français, dont la production tarde à s’affirmer. En France comme en Allemagne il semblerait que le sang de Rantzau ne s’accommode pas au mieux du sang d’Ibrahim et d’Almé sinon pour produire des magnifiques gravures , championnes du monde de saut en liberté comme les produits de la lignée « A » : Accord, Accorado, très utilisée en Allemagne pour produire des « chevaux de vente » pour touristes étrangers, mais quasiment absents du sport de haut niveau, sinon comme pères de mères, en raison d’un manque de force dans le dos.
Cor de la Bryere était donc bien l’étalon qu’il fallait au moment ou il le fallait pour la jumenterie du Holstein. Si son croisement avec les filles d’Ibrahim n’a pas toujours été à la hauteur des espérances, et si le sang de la lignée Fra Diavolo - Nankin lui convenait un peu mieux malgré un manque fréquent de locomotion (Le Prince de Thurin), c’est avec les descendantes de Ramsès , en particulier avec les filles de Capitol et dans une moindre mesure avec les filles de Landgraf, que son talent a pu s’exprimer pleinement en lui permettant de figurer aujourd’hui au moins une fois dans le pedigree de 70 à 80% des chevaux du Holstein.

Comme beaucoup d’œuvres parfaites , Cor de la Bryere traverse les temps, les modes et toutes les évolutions techniques du saut d’obstacle. Si sa descendance mâle cède le pas à celle de Jalisco dans la production des meilleurs chevaux du monde, sa descendance femelle reste à ce jour imbattable tout comme celle de ses fils Caletto 2 et Corrado ou de son petit fils Caretino. Les mères de la lignée Almé, Jalisco, Papillon Rouge, Quidam de Revel sont beaucoup plus discrètes dans la production de chevaux de très haut niveau

Il convient donc de saluer le talent de Thérèse Essayan et de lui rendre à titre posthume l’ hommage qui lui revient et qui lui a été chichement mesuré de son vivant. Cor de la Bryere n’était ni un coup de chance ni le fait du hasard. Comme souvent en élevage il a été le fruit d’une forte intuition et d’une profonde détermination à ne pas vouloir suivre la mode et le chemin facile qui mène à l’étalon le plus utilisé , le plus proche, ou le plus cher !


Philippe POPPE

!

:: Les commentaires des internautes ::

PEREZ Catherine le 30/10/2011
Que dire de l'histoire de la vente de Cor de la Bruyère aux Allemands, sinon que les haras nationaux auquel Xavier Ribard l'avait présenté, lui avaient conseillé de le castrer car trop "sport" dans son modèle... que dire de la commission allemande du Holstein venue chez Xavier pour voir un étalon de 6 ans et repartie sur un coup de cœur avec Cor aperçu dans un paddock ... que dire de l'utilisation de Cor longtemps bloqué par le monopole allemand chez les éleveurs français ... que dire de l'utilisation de son seul fils Vulcain d'helby, né de la première insémination artificielle en France, acheté à 6 mois par ce même Alfred Lefevre qui croyait en lui et bradé aux haras nationaux suite à la mort de ce dernier ... initialement prévu pour saint Lo, Vulcain s'est retrouvé aux Bréviaires avec une jumenterie qui ne lui convenait pas, superbe cheval doté d'un caractère en or, avec beaucoup de présence en dressage, débuté à l'obstacle en 4 et 5 ans classique avec les cavaliers du bord made in Haras nationaux, aillant sailli très peu de jument de qualité et boiteux à 7 ans pour se retrouver des années durant à la station de l'INRA de Nouzilly pour la recherche ... Que dire du monopole des Haras Nationaux pendant des années qui ont fait la pluie et le beau temps ...