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Nom du blog :
philippepoppe
Description du blog :
Equitation- Elevage de chevaux de sport Institutions
Catégorie :
Blog Sports
Date de création :
25.07.2007
Dernière mise à jour :
17.07.2011

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PEUT-ON VIVRE DE L'ELEVAGE ?

PEUT-ON VIVRE DE L'ELEVAGE ?

Publié le 11/08/2007 à 12:00 par philippepoppe

De plus en plus d’éleveurs ruraux, proches de la retraite, ne trouvent pas de repreneurs et les jeunes générations n’acceptent plus les contraintes d’un métier agricole dont elles pensent qu’il ne nourrit plus son homme. Nombre de citadins, souvent cavaliers, se lancent pourtant dans l’aventure en s’installant à la campagne et en réalisant parfois des investissements colossaux. Comment vit-on aujourd’hui de l’élevage du cheval de sport et , surtout, comment pourra-t-on en vivre demain ?

Hobby ou revenu complémentaire

Les éleveurs ruraux ont toujours produit des chevaux en marge des activités agricoles traditionnelles : lait, vaches allaitantes, céréales , qui assuraient la trésorerie et des revenus réguliers, tout en permettant de nourrir les chevaux au moindre coût . Quant aux citadins , nombres d’entre eux ont, en sus de l’élevage, des revenus d’un autre métier, ou une fortune personnelle qui leur permet de satisfaire leur passion sans aucune obligation de résultat. Ceci leur permet, en plus, de réduire le montant de leur impôt, s’ils ont la bonne idée d’inclure dans leurs revenus professionnels les déficits fréquents de leur activité d’élevage.

C’est un métier !

Quelques éleveurs vivent pourtant aujourd’hui exclusivement de la vente de leurs chevaux . Leur trajet est souvent identique : acquisition d’une très bonne jument , choix méticuleux et toujours de visu des étalons, sans concession avec la mode (sinon pour vendre une poulinière médiocre « pleine de »), conservation à tout prix des meilleures lignées maternelles , amélioration constante de la qualité et de la diversité génétique, prioritaire sur tout autre investissement. Ces éleveurs passent plus de temps à observer leurs poulains dans le pré et les autres chevaux sur les terrains de concours, en France et à l’étranger, qu’à traire les vaches ou cultiver des céréales. Souvent cavaliers , ils savent ce que signifie un cheval en équilibre, l’engagement des postérieurs au galop, la frappe des antérieurs , la différence entre la force du dos et sa bascule . Tous estiment à une dizaine d’années le temps nécessaire pour voir le jour et ils constituent une infime minorité. L’immense majorité des éleveurs abandonne en cours de route ou reste aveugle toute sa vie en produisant souvent à perte le cheval de personne.

Des formations et des aides inadaptées

Dans un contexte de concurrence internationale acharnée, les éleveurs de demain devront disposer d’une formation initiale « en béton » à toutes les techniques d’élevage. Cette formation devra se compléter d’ un bagage en équitation qui permettra de conforter sous la selle les jugements formulés à pied, et d’une bonne connaissance de l’anglais pour pouvoir communiquer avec les pays leaders du moment. Aucune formation de ce type n’existe pour l’heure en France, bien que de remarquables fermes-écoles fonctionnent déjà avec succès pour d’autres productions animales. Le coûteux investissement de départ (compter au minimum 15000 euros pour une jeune poulinière bien faite, bien née, apte au CSO depuis plusieurs générations), nécessiterait également des aides agricoles pour l’heure refusées aux éleveurs de chevaux s’ils ne complètent pas leur dossier avec un projet laitier ou bovin. Or l’heure n’est pas à l’éparpillement mais à la compétence extrême et à la spécialisation.



L’intégration de l’élevage de chevaux au sein des activités agricoles est une réalité dans les lois et dans les discours du Ministre de l’Agriculture. Il serait temps qu’elle devienne une réalité dans les actes des instances agricoles et dans la distribution des aides publiques. Ce n’est pas parce que ces aides ont longtemps servi à financer des actions inutiles ou déficitaires qu’il faut en priver demain des porteurs de projets d’élevage compétents et structurés.


Philippe POPPE